La ‘démerde attitude’ des plantes selon les Poot, créateurs de semences résilientes

Pascal et Rachel Poot cultivent ensemble environ 10 hectares pour la récolte des semences potagères, depuis plus de 30 ans dans l’Hérault à Olmet et Villecun. Le couple Poot protège des centaines de variétés produites en Bio, et présentant des qualités nutritionnelles et gustatives supérieures à la majorité des légumes produits en France.

Pourquoi ? Parce que les Poot laisse les plantes se démerder seules.

Résistantes aux maladies, aux changements de températures, à la sécheresse ou à l’humidité, leurs plantes perdurent dans le temps et savent se défendre d’elles mêmes. Ainsi elles s’adaptent à divers environnements et climats du monde entier, elles boostent leur productivité, et elles produisent de 10 à 20 fois plus de vitamines, d’antioxydants et de polyphénols (essentiels pour la prévention du cancer) que les variétés modernes ou hybrides… Des analyses ont prouvé que les semences des Poot du potager de santé étaient plus optimales que la majorité des semences du commerce.

C’est en observant la nature, les forêts et les mauvaises herbes, qu’ils ont compris que les plantes pouvaient être très résilientes, sans aucun traitement et peu d’eau. Alors ils se sont mis expérimenter et tester les plantes, afin de repousser leurs limites, c’est à dire de permettre aux plantes de développer leur plein potentiel.

Le couple Poot peut sacrifier une grande partie de leurs récoltes en cas de sécheresse ou de maladie, pour ne s’intéresser qu’aux plantes ayant survécu aux conditions les plus difficiles, en pariant sur la résistance léguée aux graines. Car tout ce qui ne tue pas rend plus fort, vous connaissez l’expression. Elle est aussi valable pour les plantes. Tout au long de leur vie, les plantes mémorisent et accumulent des données afin de s’adapter à toutes conditions climatique et environnementale et renforcer leur système immunitaire. Les Poot laissent les plantes ‘se démerder’ par elles-mêmes car les soigner trop souvent leur faire perdre leur autonomie et leur envie de se battre.

J’ai bien observé que lorsqu’on les arrosait régulièrement, leurs racines restaient superficielles à la surface. Tandis que si elles devaient chercher l’eau par elles mêmes, elles développeraient et étendraient leurs racines plus en profondeur et deviendraient plus fortes. «On leur donne de l’eau dès qu’elles en ont besoin, on les soigne lorsqu’elles sont malades, elles n’ont donc aucune raison de développer des résistances. », constate Pascal. Alors ils ont arrêté de les soigner et les assister. Ils les laisse développer leurs propres résistances. « Je fais en sorte que les plantes apprennent au cours de leur vie et transmettent leur savoir aux générations futures… Si elles tombent malades mais qu’elles ne meurent pas et donnent des graines à la fin, les futures générations auront appris à résister aux mêmes futures maladies… » , explique Pascal.

Finalement, c’est aussi valable pour les humains, c’est pour ça qu’à travers mes services, je propose de partager les secrets que nous partageons avec les plantes.

La Belle Plante

Diplômée en jardinage et paysagisme de la célèbre École Du Breuil à Paris, elle s’est aussi formée à la permaculture, à l’agroécologie, et au maraîchage bio en France et en Asie.

Aujourd’hui elle crée des espaces végétaux écologiques et elle fait vivre et comprendre la biodiversité avec humour et poésie.